Maladies et insectes nuisibles au Jardin

 

Les indésirables du jardin

 

 

ALEURODE

Les aleurodes, ou mouches blanches, sont de minuscules insectes de la famille des Homoptères, comme les pucerons . Comme eux, les  aleurodes sont des insectes piqueurs-suceurs, et se nourrissent de  la sève de la  plante.

Plantes concernées et dommages Les aleurodes peuvent toucher de nombreuses espèces végétales, en intérieur comme en extérieur. Elles ont une prédilection pour les solanacées (tomate , aubergine ...), les cucurbitacées, les choux, le fraisier , certaines plantes aromatiques (menthe , verveine), le  fuchsia , azalée , le rhododendron, les pélargonium

...

L’aleurode affaiblit la plante par ses prélèvements de sève. En cas d’infestation massive, le végétal peut dépérir. Autres dommages indirects : les larves sécrètent du miellat et de la cire, qui s’accumulent sous les feuilles (à la face inférieure) et favorisent le développement de champignons (fumagine  ) et de bactéries pathogènes. Les aleurodes peuvent aussi être le vecteur de virus.

Traitements Premier réflexe à avoir : en cas d’atteinte de l’une de vos plantes, isolez-la autant que possible des autres, afin d’éviter la « contagion ». Ensuite, il faut traiter sans attendre, car plus l’infestation est prise tard, plus elle est difficile à enrayer.

Insecticides conventionnels Les aleurodes sont un véritable fléau en raison de leur résistance à de nombreux insecticides chimiques. Par ailleurs, les larves et les œufs étant protégés par une pellicule cureuse imperméable, les vaporisations d’insecticides ne sont efficaces que sur les adultes. Pour espérer détruire à la fois les larves et les adultes, puis les œufs après éclosion, l’usage d’un insecticide systémique (qui est véhiculé par la sève) est nécessaire. Evitez alors de traiter durant la période de floraison, afin de ne pas nuire aux insectes butineurs (abeilles).

Traitements simples et écologiques

Contre les aleurodes et de nombreux autres insectes, il est possible de vaporiser les plantes (en insistant sur la face inférieure des feuilles) d’eau savonneuse, éventuellement additionnée d’un peu d’huile végétale.

Utilisez de préférence du savon noir pour préparer votre solution savonneuse. Le rôle de l’huile est d’enrober et d'étouffer les œufs et les larves (comme pour les cochenilles ). Il est également possible d’appliquer une petite quantité d’huile pure sur les feuilles colonisées par les aleurodes, en badigeonnant la face inférieure. Les vaporisations de purin d’ortie peuvent aussi donner de bons résultats (lire : Purins d'ortie et de consoude, ça marche !).

Enfin, songez que les mouches blanches qui s’installent sur les plantes de serre ou d’intérieur n’aiment pas l’humidité ni la fraîcheur : vous pouvez décourager les premiers insectes menaçant d’élire domicile sur vos plantes en sortant les pots à l’extérieur, notamment par temps humide et frais. Attention, certaines plantes sensibles pourraient ne pas supporter ces petits écarts de température.

 

ALTISE

L'altise est un petit insecte appartenant à l'ordre des Coléoptères, et à la même famille que les chrysomèles. Long de seulement quelques millimètres, il possède une paire de pattes postérieures très développées, qui lui permettent de sauter lorsqu'il est dérangé (on l'appelle également "puce de jardin" ou "puce de terre"). Il en existe de nombreuses espèces, dont la carapace peut être uniformément noire ou présenter des reflets bleutés ou dorés, ou encore des bandes.

Symptômes et dégâts

Au potager, l'altise s'attaque volontiers aux Brassicacées (ou Crucifères) comme les choux, le radis, le navet ou encore la roquette . Certaines espèces d'altises affectionnent d'autres plantes comme l'artichaut, la pomme de terre, l'aubergine, la tomate, la betterave, la blette, la vigne...

 

Les symptômes sont assez caractéristiques : le feuillage (et notamment les jeunes pousses) est criblé de petits trous plus ou moins circulaires. Les tiges peuvent parfois, selon l'espèce d'altise incriminée, présenter des lésions.

En cas de forte infestation, les dégâts peuvent être conséquents : les semis et les jeunes plants sont particulièrement menacés, quant aux plantes plus âgées, elles peuvent voir leur croissance considérablement ralentie, et la récolte peut être compromise.

Prévention

Plusieurs mesures préventives sont envisageables : Paillez le pied des plantes afin de maintenir un degré d'humidité suffisant pour décourager les altises ;

Répandez de la cendre de bois autour des plantes, celle-ci a un effet répulsif sur ces parasites ;

Plantez à proximité des végétaux à protéger de la tanaisie ou du trèfle blanc (qui repoussent les altises), ou de la moutarde (qui attire ces insectes, mais vos cultures seront ainsi délaissées par les altises qui préféreront grignoter les feuilles de moutarde) ; Installez un voile anti-insectes au-dessus des cultures potagères sensibles.

 

Lutte et traitements biologiques

Il existe différents moyens de lutter contre l'altise•

Le plus simple est l'arrosage : puisque l'altise déteste l'humidité, un arrosage quotidien (voire biquotidien, idéalement, tôt le matin puis en début

d'après-midi) peut suffire à enrayer une attaque, en maintenant la terre et le feuillage humides (attention toutefois à certains végétaux, comme la tomate, dont le feuillage ne doit pas être mouillé) ;

En matière de traitement biologique

, une pulvérisation d'infusion de tanaisie ou d'absinthe, ou encore de purin d'ortie (2 applications à quelques jours d'intervalle) a souvent raison du parasite ;

En cas d'infestation importante, vous pouvez essayer  un insecticide naturel à base de pyrèthre ou d'huile de neem;

La pose de pièges (plaques ou bandes collantes, blanches ou jaunes) permet, dans une certaine mesure, de limiter les populations d'individus adultes ;

Sous serre, on peut mettre en oeuvre une méthode de lutte biologique

intégrée (faisant intervenir Encarsia formosa , une petite guêpe, qui est redoutable contre les larves d'altises).

 

Enfin, ne négligeons pas le rôle des crapauds (pour ceux qui disposent d'un

Bassin ou d'une mare naturelle) et des oiseaux, qui sont des prédateurs naturels de ce coléoptère

.

ANTHRACNOSE

L'anthracnose est une maladie cryptogamique relativement courante, et qui atteint de nombreux végétaux, notamment des arbres, des arbustes et des plantes potagères. La prévention demeure le meilleur moyen de lutte contre cette maladie.

Une maladie causée par plusieurs champignons Anthracnose sur feuilles d'érable Les champignons microscopiques responsables de l'anthracnose

sont nombreux : Apiognomonia, Colletotrichum, Discula, Gloeosporium, Glomerella, Gnomonia, Pseudopeziza...

Le terme d'anthracnose regroupe donc en réalité un ensemble de maladies

Cryptogamiques dont les symptômes sont comparables.

 

Symptômes et dégâts

La maladie est reconnaissable aux taches brunes ou noires qu'elle provoque sur les feuilles. Selon le champignon responsable, ces taches peuvent être circulaires ou irrégulières, elles apparaissent alors soit sur le bord des feuilles, soit le long des nervures. Les zones nécrosées s'étendent de manière plus ou moinsconcentrique, la limite avec les tissus sains étant très nette. Les feuilles prennent peu à peu un aspect desséché, comme brûlé par le froid ou le soleil, et finissent par tomber prématurément. Les jeunes rameaux peuvent aussi se flétrir lorsque des chancres(c'est-à-dire des plaies) se développent sur les tiges.

 

Les dégâts sont généralement mineurs et la maladie entraîne rarement la mort des arbres ou des arbustes atteints : ceux-ci sont seulement affaiblis, surtout si la chute des feuilles est importante et précoce, et si les attaques se répètent année après année. Cependant, chez les plantes potagères, le flétrissement peut être total. Dans tous les cas, la récolte est menacée, car la maladie atteint aussi les fruits.

 

Végétaux concernés

Un grand nombre de plantes sont sensibles à l'anthracnose :

Arbres : pommier, cerisier, noyer, chêne, bouleau, érable, tilleul...

Arbustes : vigne, framboisier, cassissier, groseillier, hortensia, rosier...

Plantes potagères : melon, concombre, tomate, haricot, pois, épinard, fraisier

...

Prévention et lutte

En premier lieu, il convient d'éviter les excès d'engrais azotés, qui favorisent le développement de jeunes pousses tendres et donc vulnérables. Lors des arrosages, veillez également à ne pas mouiller le feuillage, l’humidité étant favorable à la germination des spores. A titre préventif, traitez arbres et arbustes à la bouillie bordelaise entre la fin de l'hiver et le début du printemps (hors période de gel). Au printemps et en été, observez régulièrement le feuillage, et coupez les feuilles et les rameaux atteints dès le début de la maladie (brûlez ensuite ces déchets contaminés et désinfectez bien vos outils). Ramassez soigneusement les feuilles mortes au pied des arbres et arbustes atteints et brûlez-les.

 

BRUCHE DES LEGUMINEUSES

Des trous dans vos graines de haricots, de fèves ou de lentilles ?

Ne cherchez plus ! C'est encore un mauvais coup des bruches, des ravageurs gourmands qui s'attaquent aux légumineuses. Que faire pour s'en débarrasser ?

Symptômes

Dégâts sur graines de haricots C'est la fin des haricots... secs ! Adieu cocos, flageolets et autres lingots, dont les beaux grains sont désormais trans formés en gruyère par les bruches, de petits coléoptères comparables aux charançons, mais qui s'en prennent aux légumineuses. Si deux ou trois générations ont eu le temps de se développer, les dégâts peuvent être trè

s importants. Ils sont parfois plusieurs dans un même grain, miné par des galeries, et vos précieuses réserves s'en trouvent étrangement animées.

Les minuscules œufs de ces ravageurs sont passés inaperçus lorsque vous avez écossé les haricots, ou bien quelques adultes présents dans le cellier ont pu s'introduire dans vos réserves. Ces insectes ne s'intéressent qu'aux graines et, si les pontes interviennent pendant la culture, ce n'est que sur des gousses mûrissantes.

 

Moyens de lutte

Bruche adulte sur une graine de haricot Ce type de ravageur est extrêmement redouté des professionnels, notamment des organismes stockeurs et des transformateurs.

Depuis l'apparition des insecticides chimiques, on a utilisé contre lui d'innombrables molécules, sans trop se soucier des conséquences sur la santé du consommateur final. Le sinistre lindane en a fait partie, avant d'être remplacé par des organophosphorés ou des pyréthrinoïdes de synthèse.

Par contre, on utilise encore largement dans les entrepôts des fumigations à base de bromure de méthyle ou de phosphure d'aluminium, extrêmement toxiques et dangereuses pour l'environnement

.

Les professionnels de la filière bio se défendent par des contrôles systématiques de tous les lots avant achat (tout lot contaminé est refusé) et par un « nettoyage » des graines par aspiration lors des transferts d'un silo à un autre.

Les jardiniers bio ne sont pas démunis. Observez attentivement grains et gousses lorsque vous écossez les haricots et brûlez-les (ne les jetez pas au compost) si vous apercevez des oeufs ou des traces d'attaques de larves (leurs trous sont beaucoup plus petits que ceux des adultes). Conservez vos grains dans des bocaux hermétiques. Le congélateur, pour ceux qui en sont équipés, est une arme radicale : aucune larve ne résiste après 24h d'un tel coup de froid. Dans le freezer d'un réfrigérateur, le résultat est moins sûr : à tester.

Deux moyens de lutte traditionnels ont également fait leurs preuves : ajouter quelques caïeux d'ail non épluchés dans chaque récipient, ou bien enflammer un coton imbibé d'alcool juste avant de fermer hermétiquement

le bocal. Sa combustion consomme en principe tout l'oxygène présent dans le bocal, condamnant les bruches à l'asphyxie. Continuez cependant à surveiller vos bocaux, au cas où quelques larves auraient survécu.

 

CAMPAGNOLS

Reconnaître une attaque de campagnols : les signes Des feuilles de blettes ou de courgettes molles, couchées au sol, des poireaux semblant avoir été aspirés par le sol ou l'absence de feuillage dans les rangs de pommes de terre sont autant de signes annonçant la présence des campagnols. Même les racines des arbres fruitiers

sont à leur goût ! Et si vous y regardez de plus près, vous découvrirez, sous les restes de légumes, un petit tunnel ! En effet, les campagnols se déplacent sous terre en creusant un réseau de galeries complexes plus ou moins profondes. Le jardinier s'en rend compte lorsque son pied s'enfonce dans l'une d'elles ! Les galeries des campagnols des champs sont parfois à ciel ouvert. Quant à celles des campagnols

terrestres, on peut les deviner grâce à la présencede monticules de terre à leur entrée, assez semblables à des taupinières

.

Il n'est d'ailleurs pas toujours facile de distinguer les galeries des taupes et celles des campagnols. Le monticule fait par un campagnol est moins régulier qu'une taupinière, qui est plutôt conique. La galerie d'une taupe part du milieu de la taupinière et descend à la verticale, tandis que celle d'un campagnol part de biais, puis continue à l'horizontale. Mais le travail d'observation peut devenir très compliqué, lorsque les rats taupiers empruntent les galeries des taupes !

Peut-on mettre en place des mesures préventives ?

Il existe des facteurs favorables à l'installation des campagnols. Le premier est l’absence d'arbres ou de haies

. En effet, sans ces derniers, les prédateurs naturels des campagnols ne peuvent s'approcher de leurs proies. Il faut savoir que les campagnols ne circulent pas seulement sous terre, et c'est bien sur terre que leurs ennemis se trouvent. Parmi les

prédateurs, on compte les rapaces (buses, hiboux, chouettes...), les pies, les corbeaux, les renards, les chats (domestiques et sauvages), les belettes, les fouines et les hermines (des spécialistes !) et même les hérissons

!

Implanter une haie, former un tas de pierres (belettes, fouines), installer des perchoirs et des nichoirs à rapaces en bordure de la zone infestée ou accueillir un chats ont donc les premières actions à mener.

Un deuxième facteur très favorable aux campagnols est la présence d'une couverture végétale sur le sol, comme un paillis ou des touffes herbeuses denses et hautes, surtout en hiver. Cela gêne la vision des rapaces, favorise les déplacements

aériens des campagnols et leur offre un abri chaleureux ! S'il est facile de contenir le développement de l'herbe dans son jardin, faire le choix entre paillis et rat taupier est un vrai dilemme pour le jardinier bio

. Et si, en plus, le potager voisine  avec des prairies enherbées, le problème se corse.

Passer à l'offensive : la guerre des tranchées L'arrivée de prédateurs peut mettre un certain temps. Et en attendant une régulation naturelle des populations, il estnécessaire d'entamer des actions plus physiques. Une des actions consiste à déranger, le plus possible, le campagnol dans ses déplacements, pour l'amener à déménager plus loin. Pour cela, il faut détruire les galeries. Si le jardinier classique retourne une à deux fois par an la terre de son potager, le jardinier bio s'en abstient, pour le plus grand bonheur des campagnols.

Dès qu'une galerie est repérée, détruisez-là à l'aide d'une grelinette ou d'une fourche-bêche. Si l'opération est délicate au milieu des cultures, faites-le systématiquement dans les allées et autour du potager. Entamez, également, une chasse aux taupes. Rappelez-vous que les galeries de ces dernières facilitent grandement le déplacement des campagnols. Ce travail est fastidieux, mais tout ce qui gêne le quotidien du ravageur contribue à son élimination. Les pièges Une méthode, plus radicale, consiste à poser des pièges. Il en existe différents modèles. Les plus connus sont les pièges à pinces et les pièges à guillotine. Les premiers sont les moins chers, mais demandent à être posés avec minutie pour être efficaces (ouverture de la galerie à l'aide d'une bêche, pose du piège et rebouchage méticuleux). Mais pour que le piégeage ait de réels effets sur la population en place, il faut poser plus d'un piège et effectuer plusieurs relevés par jour (4 relevés sont conseillés).

Les pièges pyrotechniques (pétards) sont également efficaces pour se débarrasser des campagnols. Faciles à poser, ils sont cependant très onéreux et il est donc difficile d'envisager la lutte par ce moyen lorsque les rongeurs sont nombreux.

 

CARPOCAPSE

Un papillon parasite Le carpocapse (Laspeyresia pomonella ou Cydia pomonella ) est un papillon dont la larve se nourrit de la chair des fruits. Les adultes sortent de leur cocon à la fin du mois d'avril, et pondent alors sur les poiriers et pommiers environnant, répandant comme une traînée de poudre des colonies de larves affamées.

Laissées sur les feuilles et les fruits, elles pénètrent rapidement dans le fruit, généralement par le sommet, à proximité du pédoncule. Il est alors trop tard, le mal est fait...

Intervenir durant la ponte

C'est donc avant qu'il faut intervenir.

Une première mesure préventive toute simple consiste à ceinturer les troncs des pommiers avec des bandes de carton ondulé d'une vingtaine de cm de hauteur placées vers le bas du tronc. Les larves viendront s'y abriter, il conviendra de surveiller ce piège et de le brûler le cas échéant.

Autre moyen d'action, tout aussi "bio", le piège à phéromones. Il s'agit d'un morceau de carton gluant, sur lequel

est accrochée une capsule de phéromones. Ces hormones sexuelles attirent les mâles en période de reproduction, qui viennent alors se coller sur le carton. Le calcul est simple : moins de mâles, moins de larves, moins de dégâts... Surtout, l'apparition des premières victimes sera pour vous le signal clair de début du traitement...

Attention, ces pièges sont sélectifs, donc veillez à acheter celui qui correspond aux insectes des pommiers et aux poiriers

.

Insecticide : la carte naturelle

Attention! La roténone faisait encore partie il y a peu des produits d'origine naturelle recommandés en jardinage biologique. Or, il est toxique pour l'homme et nuisible à l'environnement, notamment le milieu aquatique. Son emploi est donc désormais interdit en jardinage amateur. En pulvérisation, restent envisageables des macérations (purins) d'absinthe et de rhubarbe, chaque semaine pendant environ 1 mois et 1/2 avant l'apparition du papillon.

Comment traiter ?

Une pulvérisation efficace doit se faire sur les fruits, bien sûr, mais également sur le feuillage, en brume fine. Vaporisez de bas en haut, afin d'atteindre les 2 faces des feuilles.

Quand ?

Dans le midi et le Sud-Ouest, ce traitement débutera vers la fin avril / début mai. Compter une dizaine à une quinzaine de jours plus tard pour les autres régions. Attention, pour être efficace, la pulvérisation devra être renouvelée sous quinzaine, puis un mois plus tard.

 

CHENILLE

Certes moins attrayante que le papillon, la chenille en est pourtant le bébé, ou plus tôt la larve. En effet, de l'œuf à l'envol des merveilleux lépidoptères, se déroule tout un processus de transformations qui met l'individu dans tous ses états : œuf, chenille, chrysalide et enfin papillon Sa morphologie est complexe : le corps mou, parfois recouvert de poils ou de bourrelets, est un ensemble de segments ponctués de stigmates (entrées du système respiratoire) et munis de vraies et fausses pattes,

ces dernières se terminant par un crochet. Malgré ses multiples yeux, elle est presque aveugle. En revanche, ses deux mandibules extrêmement puissantes sont très efficaces et redoutées des jardiniers. C'est également sur la tête que se trouvent les deux glandes produisant la soie. Une herbivore vorace Chenille de la teigne du poireau La chenille est herbivore ; sortie de son œuf, sa seule obsession sera de se nourrir. La plante hôte se transforme alors en buffet de choix. Plus la chenille grossit, plus ses besoins alimentaires sont importants. Ce n'est que lorsqu'elle devient chrysalide qu'elle mettra fin à son festin ravageur.

Chaque espèce de chenille a un met de prédilection ; ainsi dans le potager, on rencontre le plus souvent :

•Les chenilles blanches d'hépiales qui s'attaquent aux racines des fraisiers, laitues, chicorées, pivoines, dahlias..

•La teigne du poireau, toute petite chenille qui vient miner l'intérieur des poireaux, dès le début de l'été. Les extrémités des feuilles deviennent alors jaunes.

•Les chenilles noctuelles, brunes, grises ou vertes, qui dévorent les feuilles des choux, tomates, poirées...

•Les vers gris, qui sont des chenilles noctuelles mangeuses de collets de nombreux légumes comme les laitues et les chicorées

•La chenille du carpocapse; c'est le ver des pommes et des poires.

Lutter contre la chenille Si la vue d'un papillon nous émerveille toujours, celle d'une chenille dans le potager a tendance à réveiller chez le jardinier l'instinct du chasseur. Pour s'en débarrasser, l'agriculteur bio a la possibilité d'utiliser des produits à base de pyréthrine (substance extraite des fleurs de chrysanthèmes ou de pyrèthre de Dalmatie) ou de Bacillus thuringiensis (bactérie mortelle pour les chenilles de lépidoptères). Il semblerait également que le genêt agisse comme un répulsif ; en plaçant quelques branches au milieu des choux, salades et autres poireaux, vous devriez observer la fuite de vos hôtes indésirables. En dernier recours, il reste la méthode la plus efficace, mais également la plus fastidieuse : la « récolte » à la main ; soyez attentif, bon nombre de chenilles se confondent avec les plantes qui les accueillent. Les prédateurs des chenilles Heureusement pour le jardinier, la nature est une alliée dans la régulation des populations de chenilles. Les basses températures hivernales sont fatales pour un grand nombre d'entre elles.

Ensuite, la chenille doit affronter divers ennemis avant de pouvoir se transformer en papillon :

oiseaux, araignées, rongeurs, couleuvres, hérissons... Il est donc très utile pour le jardinier d'avoir ces auxiliaires près du potager. Veillez à ce que des refuges naturels soient disponibles et le cas échéant, n'hésitez pas à leur installer des abris dans lesquels ils pourront s'installer et se reproduire.

 

CHLOROSE

La chlorose (jaunissement des feuilles) se manifeste généralement en fin d'été. Pour l'éviter, c'est avant qu'il faut agir, principalement au niveau de la terre. Conseils pratiques.

Feuilles colorées : à surveiller

Chlorose sur rosier Les colorations prises par les feuilles doivent être surveillées avec attention. Certaines d'entre elles révèlent des attaques par les insectes, d'autres la survenue de maladies cryptogamiques, d'autres enfin peuvent signaler une carence en éléments nutritifs ou oligo-éléments, que ce soit l'azote, le phosphore, le magnésium, le bore ou encore, comme

ici, le fer.

Symptômes de la chlorose

Lorsqu'un végétal est atteint de chlorose, ses feuilles prennent une teinte blanc-jaunâtre en raison de la disparition progressive de la chlorophylle (laquelle est responsable de la couleur verte). Elle apparaît généralement en fin d'été, et touche principalement :

les rosiers,

les plantes de terre de bruyère,

les fruitiers(dont la vigne),

les plantes en pot

.

Ce dérèglement dans le métabolisme d'une plante peut avoir plusieurs causes :

carence en fer,

carence en manganèse,

sol trop calcaire

sol trop compact ou humidité stagnante.

 

Notons tout de suite qu'en jardinage amateur, les carences réelles sont assez rares.

Etudier le sol

Un sol calcaire, compact, plutôt humide ou arrosé avec une eau calcaire à l'excès est défavorable aux oligo-éléments qui permettent l'assimilation chlorophylienne.

Conséquence : le développement de la plante est contrarié; sa résistance aux parasites et aux maladies diminuée. C'est donc un problème "de fond". La fertilisation avec des oligo-éléments sous forme liquide ou la pulvérisation de produits à base de chélates de fer seront efficaces sur le moment, mais ne résoudront rien.

Pour en avoir le cœur net, et déterminer si le problème vient bien du sol, et dans quelle mesure il peut être contourné, vous pouvez avoir recours à une

analyse du sol, à pratiquer sommairement vous même à l'aide d'un kit vendu dans le commerce, ou plus valablement en envoyant des échantillons.

 

CLOQUE DU PECHER

La cloque du pêcher est une maladie provoquée par un champignon (Taphrina deformans), qui peut causer d'importants dommages aux arbres producteurs de pêches et de nectarines. Assez répandue, elle doit son nom aux boursoufflures que montrent les feuilles infectées.

Que faire ?

Symptômes

La cloque du pêcher s'attaque aux feuilles, aux jeunes pousses et parfois aux fruits du pêcher et du nectarinier , qu'elle altère en surface. Les feuilles atteintes changent de couleur, et deviennent généralement rouge ou vert pâle. Surtout, elles prennent un aspect tordu et enroulé, puis s'épaississent et se boursoufflent, lorsque l'infection progresse. L'évolution naturelle de la maladie est un brunissement des feuilles, qui se flétrissent et tombent de

l'arbre à la fin juin ou début juillet

. Après cette chute, les bourgeons dormants produisent généralement de nouvelles feuilles. Des écoulements de gomme surviennent fréquemment.

 

Dommages

Souvent, dépérissement des rameaux terminaux, mise à fruits problématique l'année de l'infection, et réduite ou nulle l'année suivante, fragilité accrue de l'arbre. En outre, cette perte répétée des feuilles au printemps peut conduire à la mort de l'arbre après quelques années.

 

Cause

Ce sont les spores du champignon, produites sur les feuilles infectées, qui subsistent toute une saison sous les écailles des bourgeons, et s'y infiltrent au printemps suivant lors de leur ouverture. L'infection se produit donc lorsque les bourgeons foliaires, sortant de leur dormance , commencent à gonfler puis à s'ouvrir. Un temps froid et humide pendant le développement des feuilles s'avère favorable à la prolifération.

 

Traitement

On ne le dira jamais assez, seuls les traitements préventifs sont efficaces. Les traitements effectués à la fin du printemps, après l'ouverture des bourgeons, ou pendant l'été, sont inefficaces.

 

Deux périodes à mémoriser :

•la fin de l'automne, une fois que toutes les feuilles sont tombées,

•le début du printemps, avant l'ouverture des bourgeons.

A ces 2 époques de l'année, traitez l'arbre au cuivre par une pulvérisation soigneuse de bouillie bordelaise.

Attention! Des conditions atmosphériques défavorables (pluie...) lors de la pulvérisation ou immédiatement après en limitent beaucoup l'efficacité. Soyez également très circonspects lors des coupes et autres tailles : chaque plaie ouverte fragilise votre arbre vis à vis des parasites et maladies.

Enfin, deux solutions biologiques consisteraient à:

-suspendre à l’arbre des coquilles d’œuf, à titre préventif bien entendu mais on a pu remarquer que ces coquilles s’avèrent également curatives. A la place des coquilles on peut également suspendre un œuf entier mais percé en son haut. Ce serait les gaz provenant du dépérissement des matières liquides de l’œuf qui agiraient. La mise de fond n’est pas telle qu’on ne puisse essayer le procédé.    

- planter de l'ail ou semer des capucines au pied des pêchers. A essayer, ça ne coûte rien, et au moins cela habillera la base du tronc.

 

COCHENILLE

Les cochenilles sont des parasites fréquents au jardin ou sur les plantes d'intérieur. Ces petits insectes suceurs de sève peuvent se présenter en amas cotonneux ou en bouclier cireux. Comment les identifier et quel traitement appliquer ?

Que sont les cochenilles ?

Il n'y a pas une mais des cochenilles. Ces très petits insectes parasites (maximum 0,6 cm de long), hémiptères, appartenant à la super-famille des Coccoidea, sucent la sève des plantes grâce à un rostre semblable à celui des poux. Seule la cochenille mâle possède des ailes : la femelle est aptère

et immobile. Elle vit fixée sur la plante, et pond des œufs rassemblés en amas cireux blanchâtres. Après éclosion, la nymphe se développe avec 3 stades larvaires successifs. Les cochenilles que l'on trouve sur les plantes peuvent donc être, outre des œufs, des larves ou des femelles adultes.

On dénombre plus de 7000 espèces de cochenilles. Elles peuvent prendre différentes formes, avec des couleurs variables (brun, jaune, gris, blanc, noir, rouge, vert) et un aspect différent selon les espèces (rond ou allongé,

plat ou bombé). On distingue plusieurs types de cochenilles :

•Celles dont le corps est mou, sans bouclier, et quisont protégées par des filaments cireux ;

•Celles dont le corps est dur, imprégné de laque ou de cire ;

•Celles dont le corps est mou mais protégé sous un bouclier cireux.

 

Symptômes

Les plantes pouvant être atteintes par la cochenille sont nombreuses. Les arbres fruitiers sont souvent touchés, ainsi que les plantes d'intérieur ou de serre, les arbres et les arbustes d'ornement, ou encore les cactus et plantes grasses.

La cochenille peut s'observer sur les tiges ou sur les feuilles (le long des nervures ou sur la face inférieure). On peut identifier les insectes eux-mêmes, ou repérer l'infestation grâce à l'observation d'amas cotonneux, farineux ou cireux fixés sur les organes de la plante. Les feuilles peuvent aussi se couvrir d'un miellat collant, sur lequel se développe ensuite de la

fumagine(dépôt noir semblable à de la suie). Les rameaux touchés s'affaiblissent par manque de sève. Si les cochenilles tuent rarement leur hôte, elles peuvent néanmoins causer des dégâts importants.

 

Traitement écologique

Une solution écologique et utilisable en culture biologique consiste à vaporiser sur toutes les parties atteintes une solution de savon noir additionnée d'1% d'alcool à brûler et éventuellement d'une petite proportion d'huile végétale. Pour les plantes de serre et d'intérieur, ou si l'infestation est limitée, il est également possible de nettoyer les feuilles à l'aide d'une éponge imprégnée d'eau savonneuse, ou de retirer les carapaces avec un

coton imbibé d'alcool à 90°.

 

Lutte biologique

Plusieurs coccinelles, telles que Chilicorus renipustulatus, Chilicorus nigritus et Cryptolaemus montrouzieri (contre les cochenilles farineuses), peuvent être utilisées en lutte biologique sur certaines espèces de cochenille. Certains hyménoptères de type guêpes, comme Metaphycus helvolus ou Metaphycus lounsburyi, ou encore Diversinervus elegans, parasitent les larves et les adultes (les guêpes sont plutôt adaptées aux cultures sous serre).

 

CORYNEUM OU CRIBLURE

Le coryneum est une maladie causée par un champignon, qui atteint les arbres fruitiers. Feuilles tachetées et percées, chute des fruits : comment reconnaître la criblure, et comment protéger ses arbres ? Voici quelques conseils...

Le coryneum, ou maladie criblée Coryneum sur cerisier, début de la maladie

Le coryneum, aussi appelé criblure, est une maladie cryptogamique qui concerne les arbres fruitiers à noyau.

 

Cerisier, prunier, abricotier, pêcher ou encore nectarinier peuvent ainsi être

atteints par un champignon,

Coryneum beyerinckii , responsable de taches et de trous dans le feuillage.

Les attaques interviennent au printemps et en automne, et la contamination a lieu par la dispersion de spores. Le champignon hiverne dans les fruits momifiés, les exsudats gommeux ou les chancres, et l'offensive reprend dès le printemps suivant.

 

Symptômes et dégâts

Au premier stade de la maladie, de petites taches brun-rouge apparaissent sur les feuilles. Ces tachesnécrosantes deviennent ensuite noires, puis se perforent : le feuillage est alors criblé de petits trous (d'où le nom de "criblure"). Les feuilles atteintes jaunissent, puis tombent. Quant aux fruits, s'ils sont atteints précocément par le champignon, ils chutent prématurément ; en cas de contamination plus tardive, ils restent en place mais présentent des taches liégeuses de couleur brune

. Aux stades les plus avancés, les jeunes rameaux sont eux aussi envahis par le champignon : des taches brun rougeâtre se forment alors sur les branches, et évoluent en chancre (ce qui occasionne souvent un écoulement de gomme).

 

Confusion possible

Attention à ne pas confondre le coryneum avec l'anthracnose, autre maladie cryptogamique qui occasionne des taches foliaires chez de nombreux végétaux, dont les arbres fruitiers.

 

 

 

Mesures préventives et traitements

La prévention consiste d'abord à empêcher la propagation de la maladie : au début de l'automne, supprimez les fruits momifiés, coupez le bois mort et taillez les branches atteintes de chancre ; veillez à bien désinfecter les outils ainsi que les plaies de taille, et appliquez un mastic cicatrisant. Ensuite, des traitements préventifs au printemps permettent de limiter les risques d'attaque : pratiquez 2 à 3 pulvérisations de bouillie bordelaise entre début mars et le début de la floraison, puis traitez à nouveau après la chute des fleurs. A l'automne, après la chute des feuilles, traitez à nouveau, et renouvelez l'application un mois plus tard.

 

COURTILIERES

Racines, bulbes, collés coupés, semis soulevés... le potager est sens dessus dessous ! Si vous observez de petites galeries peu profondes qui sillonnent le sol, alors la responsable est désignée : c'est la courtilière !

Reconnaître la courtilière

La courtilière (Gryllotalpa gryllotalpa) est un membre de l'ordre des orthoptères, tout comme le grillon ou la sauterelle. Cependant, sa présence est plus à craindre dans le potager que celle de ses congénères.

On nomme également la courtilière « taupe-grillon ». Et pour cause : semblable au grillon par sa couleur brun-jaune veloutée, cet orthoptère de 5 cm environ possède deux longues pattes postérieures pour sauter, ainsi que des élytres, dont le frottement produit un son – un chant - que l'on peut entendre à la tombée de la nuit, au printemps. Les pattes antérieures, quant à elles, se rapprochent davantage de celles de la taupe: plus courtes,

larges et fournies de dents, elles sont formées pour creuser. Leur disposition (proche de la tête) renforce cette similitude.

Une indésirable malgré elle !

En plus de ses membres antérieurs, la courtilière est dotée de pièces buccales broyeuses, l'ensemble lui étant très utile pour assouvir son passe-temps préféré : creuser des galeries souterraines superficielles, à la recherche de larves et de vers à déguster. Parmi ses victimes, on compte les larves de taupins et de hannetons, les limaces, les vers gris, les fourmis

... La courtilière pourrait être considérée comme un auxiliaire très utile pour le jardinier si elle n'avait pas l'habitude de creuser indifféremment dans la terre comme dans les racines se trouvant sur son passage. Les dégâts dans les cultures peuvent être considérables : racines des plantes potagères coupées, semis soulevés... elle en a d’ailleurs hérité le surnom de laboureuse. Si bien qu'à force de traitements chimiques, sa population a fortement régressée. Elle peut toutefois se rencontrer ponctuellement au potager, dans les sols humifères, meubles et humides, ou même dans le tas de compost

.

La lutte préventive

Nombreux sont ses prédateurs : les oiseaux(chouettes, merles, pies...), les

hérissons, les musaraignes... et les taupes ! Hormis ces dernières (bien qu'elles soient ses grandes ennemies), favorisez l'installation de ces auxiliaires. Une autre précaution à prendre consiste à éloigner le tas de compost du potager. Enfin, le travail du sol, en détruisant les galeries et les nids (des trous gros comme un œuf reliés aux galeries), perturbe également le quotidien des courtilières, ce qui peut les inciter à ne pas s'installer.

 

La lutte directe

En suivant les galeries, vous trouverez celle qui mène au nid : elle descend verticalement, plus profondément que les autres. Versez-y un mélange d'eau et d'huile. Les œufs (ponte au mois de juin) seront détruits et la courtilière sortira. Guettez-la et tuez la. Certains jardiniers utilisent aussi du

purin d'ortie pur ou un mélange d'eau et de liquide vaisselle. Une autre solution consiste à enterrer, sur les passages, des boîtes enfer lisse dans lesquelles elle tombera et ne pourra plus ressortir. Il est également possible de la piéger en installant dans le potager plusieurs petits tas de fumier ou de compost qui serviront d'appas. Au petit matin, relevez les pièges. Enfin, il faut savoir qu'en octobre, les larves et les adultes cherchent un endroit pour hiverner. Au début du mois, formez des trous de 30 cm de profondeur que vous remplirez de fumier ou de compost et recouvrirez de terre ou d'une planche. Au cours de l'hiver, cherchez-y la bête !

 

CRIOCERE DU LIS

Vos lis sont dévorés ? Vous croisez, sur vos feuilles, des coléoptères rouge vermillon ? Ne doutez plus, vos lys font surement le régal du criocère du lis...

 

Description

Le criocère est un insecte invasif, d'origine asiatique, qui a colonisé l'Europe à partir de 2002, l'Afrique du Nord et l'Amérique du Nord où il se propage rapidement en raison des 200/300 œufs qu'une femelle peut pondre par saison... Il existe plusieurs espèces; celle qui nous occupe s'attaque spécialement aux lis(d'où son nom) ainsi qu'à quelques autres végétaux.

Ce petit coléoptère rouge vermillon (Lilioceris lilii) mesure environ 8 mm, ses pattes sont noires et ilapparaît dès les beaux jours en se reproduisant très vite. Il est très facile à identifier. Les larves et les adultes dévorent les feuillages et les fleurs des lys... qui peuvent alors ne plus donner de floraison, voire mourir si l'attaque est importante. Les feuilles sont perforées et les boutons floraux présentent des cavités profondes. Ces dommages sont irréparables pour l'année en cours... Il hiberne l'hiver sous terre pour réapparaitre au printemps. A l'instar des cigales, le criocère peut produire

des stridulations : ne vous laissez pas impressionner !

Les larves sont noir et orange foncé, visqueuses, glissantes et se recouvrent de leurs déjections pour se défendre des prédateurs et lutter contre la chaleur

.

Tous les lis sont attaqués, mais Lilium candidum est le plus vulnérable.

Marc de café

Vous pouvez étendre du marc de café au pied de vos lys; n'hésitez pas à en remettre souvent, surtout après une pluie qui l'aura lessivé !

Elimination manuelle Oeufs de criocère sous une feuille de lis

Eliminer les coléoptères du printemps permet de limiter la ponte de la saison estivale. En mars-avril, surveillez vos plantes et ramassez les parents dès que vous en apercevez, ainsi que les œufs (guirlande de points

orangés) et les larves (sous les feuilles). Opérez de préférence aux heures chaudes.

Soyez attentif, car les cricoères se laissent facilement tomber au sol pour se "défendre" (ils font "le mort") et se mettent sur le dos pour ne plus que l'on détecte leur couleur rouge... Il devient alors difficile de les localiser, surtout dans une végétation dense. A noter : si ce ton écarlate permet de bien les distinguer, elle repousse hélas les oiseaux, qui n'en feront pas leur repas !

Produits naturels

Il existe des produits naturels à base de pyréthrine et d'huile de Neem. Mais le coléoptère ne meurt pas immédiatement et il faudra renouveler l'opération plusieurs fois jusqu'à élimination complète. Suivez bien la notice et assurez-vous que le produit soit bien en contact avec le ravageur. L'huile de Neem peut aussi être utilisée en tant que répulsif; elle agit principalement sur les larves. Il semblerait aussi que la pulvérisation d'une

solution à base de tanaisie sur le feuillage des lys soit efficace, car l'odeur prononcée et le goût amer de cette plante déroutent le criocère. La tanaisie est une plante qui produit des fleurs jaunes; on peut la cultiver chez soi

ou en récolter pour en faire une infusion.

 

ENTOMOSPORIOSE

L'entomosporiose est une maladie due à un champignon. Elle atteint de nombreux végétaux, notamment le cognassier, le poirier et le photinia, dont les feuilles portent de petites taches noires et rondes. Un traitement à la bouillie bordelaise ou autre fongicide est souvent nécessaire.

Végétaux concernés par l'entomosporiose

L'entomosporiose est une maladie cryptogamique, c'est-à-dire due à un champignon. Elle touche fréquemment le cognassier et le poirier, et on la rencontre assez souvent chez le photinia

. De nombreuses autres espèces végétales peuvent être atteintes :

aubépine, néflier, cotonéaster... Cette maladie doit son nom à la forme particulière des spores du champignon, qui évoquent un insecte.

 

Symptômes

Les symptômes de l'entomosporiose sont aisément repérables : on voit apparaître et se multiplier sur les feuilles de petites taches nécrotiques souvent rondes, d'abord rougeâtres puis brunes, qui se couvrent d'une croûte plus ou moins craquelée. Les feuilles jaunissent et tombent. Les fruits, tachés eux aussi, peuvent se déformer et se crevasser, leur chair restant dure.

Quels dommages pour le végétal atteint ?

L'entomosporiose détruit rarement l'arbre ou l'arbuste atteint. Elle l'affaiblit et ralentit son développement.

Pour les arbustes d'ornement (photinia par exemple), les dégâts sont surtout esthétiques : les nombreuses taches sur les feuilles, si l'attaque est importante, ne sont pas du meilleur effet. Pour les arbres fruitiers, la production de fruits est réduite, et les fruits les plus atteints ne sont guère consommables : ils peuvent même prendre un aspect momifié.

 

Traitement

Première chose à faire, ramasser et brûler les feuilles tombées, et couper les branches sèches, qui sont de véritables réservoirs pour ce champignon (et pour bon nombre d'autres maladies). Ensuite, pulvériser de la bouillie bordelaise(traitement toléré en culture biologique) :

•Pour les fruitiers (cognassier) : un traitement à l'automne, lors de la chute des feuilles, puis au printemps, au moment de l'éclatement des bourgeons.

Il peut être nécessaire de renouveler le traitement plusieurs fois, jusqu'à l'apparition desjeunes fruits.

•Pour les végétaux à feuillage persistant (photinia): un traitement en mai, à renouveler un mois après. Si l'attaque est très importante, ou si vous menez une politique "tolérance zéro", il faudra sans doute compléter avec un fongicide de synthèse, à choisir en fonction du végétal à traiter. Deux produits sont souvent utilisés : le myclobutanil et le mancozèbe. Pour les fruitiers, traitez de préférence au printemps, au moment de l'éclatement des bourgeons floraux, puis à la chute des pétales, et enfin lorsque les fruits commencent à se former.

 

ESCARGOTS & LIMACES

C'est au printemps que ces charmants hôtes des jardins refont leur apparition. Une courte pluie et hop! Les voici qui partent à l'attaque de tout ce qui est jeune, tendre et vert parmi vos cultures. Comment se protéger ?

 

La base : granulés

La méthode la plus simple, mais également la moins écologique et la

plus onéreuse, consiste à répandre autour des jeunes plants du potager et du jardin d'ornement des granulés anti-limaces. Vendus généralement dans un boîtier permettant une distribution aisée, ils sont en outre colorés pour

que vous puissiez visualiser leur présence ou non sur le sol.

Important :

les granulés au Ferramol sont inoffensifs pour leshérissons, les oiseaux

... et bien sûr les animaux domestiques.

Des vers contre les limaces ?

Découvrez les nématodes, des vers microscopiques qui parasitent les limaces et se multiplient dans leur corps jusqu'à entraîner leur mort. Sous forme de pâte en sachet à diluer dans l'eau d'arrosage, cette solution est écologique et efficace, même si elle reste encore assez onéreuse. A tester !

 

Double emploi : le paillage

Un paillage fin, constitué par exemple de paillettes de linou de cabosses de cacao, gêne la progression de nos parasites du jour. Avantage: tous les bénéfices du paillage, à savoir protection du froid, limitation de l'évaporation, ralentissement de l'envahissement des "mauvaises" herbes... A noter que les écorces de pin de calibre normal, genre 20-40, ne les arrêteront pas!

S'il pleut beaucoup...

Votre travail de protection est à reprendre! Le paillage aura sûrement été dispersé, et les granulés anti-limaces, assez friables, auront perdu beaucoup de leur efficacité.

 

Soucoupe de bière

Un peu barbare, mais pourquoi pas? Placez à proximité des zones à protéger des soucoupes remplies d'un peu de bière, dont raffolent limace

comme escargot.

Choisissez un modèle à bord suffisamment haut pour que le retour post dégustation soit impossible! A placer de préférence un peu à l'ombre, pour limiter l'évaporation.

 

Obstacles

Les gastéropodes se déplacent souvent après la pluie, car la pellicule d'eau restant sur les feuilles facilite grandement leurs mouvements. Une idée est donc de contrarier ce glissement, en déposant autour des végétaux à protéger une couche de fines particules. Parmi ce que l'on trouve facilement:

cendres de bois, sciure ou marc de café, et vous voyez que l'on retombe vite dans les remèdes "de grand-mère" bien connus.

 

FEU BACTERIEN

Le feu bactérien est une maladie causée, comme son nom l'indique, par une bactérie :

Erwinia amylovora

. Elle atteint les arbres et arbustes de la famille des Rosacées :

pommier, poirier, cognassier et néflier du côté des arbres fruitiers ;

sorbier, pyracantha, cotoneaster, chaenomeles (ou cognassier du Japon) ou encore aubépine au jardin d'ornement.

Cette bactériose est l'une des plus dangereuses : un arbre peut y succomber en l'espace d'une saison. Elle est tout particulièrement redout

ée dans les vergers, en raison de sa contagiosité très élevée.

En France, la plantation de variétés particulièrement sensibles, comme la poire passe-crassane, est même interdite.

 

Symptômes et dommages

Les feuilles présentent des taches brunâtres ou couleur rouille, de forme

elliptique (le long de la nervure principale) ou plus irrégulières, partant des

extrémités des feuilles et s'étendant rapidement jusqu'au pédoncule. Les

boutons floraux se dessèchent et brunissent, et les rameaux se recourbent

en crosse et sèchent. La maladie progresse rapidement si les conditions climatiques lui sont favorables, et une branche entière peut mourir en

quelques jours. Des chancres peuvent apparaître sur le tronc et les branches : ils produisent un exsudat visqueux, sous forme de gouttelettes d'abord blanchâtres, puis brunâtres. L'une des caractéristiques du feu bactérien est que les feuilles, bouquets floraux et rameaux atteints semblent brûlés et restent en place sur l'arbre.

 

Périodes propices au développement de la maladie

La bactérie se multiplie rapidement lorsque la température est élevée, et sa

propagation est favorisée par une atmosphère humide: les gouttelettes d'exsudat, qui contiennent les bactéries, se diffusent  alors facilement (vent, pluie, oiseaux, insectes, outils) et contaminent d'autres rameaux ou d'autres végétaux sensibles installés à proximité. C'est la période de la floraison qui est particulièrement à risque, car les bactéries pénètrent dans les tissus végétaux par les cicatrices laissées par la chute des pétales (les blessures de taille sont également un point d'entrée pour la maladie). Des pluies au moment de la floraison des arbres fruitiers sont donc un facteur de risque pour l'apparition du feu bactérien.

 

Comment lutter ?

L'inconvénient majeur avec le feu bactérien, c'est qu'on ne dispose d'aucun traitement réellement efficace. Il faut donc jouer la carte de la prophylaxie, c'est-à-dire mettre en œuvre des mesures permettant de prévenir l'apparition de la maladie et d'empêcher son extension :

•Supprimer les parties atteintes (rameaux, branches)en coupant plusieurs dizaines de centimètres en-dessous des lésions ;

•Supprimez les chancres présents sur le tronc : la bactérie y passe l'hiver et contaminera à nouveau l'arbre (et ses voisins) au printemps suivant ;

•Arrachez les sujets les plus gravement atteints ;

•Brûlez systématiquement les déchets végétaux ;

•Désinfectez soigneusement (eau de Javel, alcool) les outils après avoir taillé un arbre ou un arbuste

(atteint... ou pas : cette consigne est l'une des règles d'or du jardinier !) ;

•Eliminez les floraisons secondaires ;

•En mars-avril, pulvérisez une solution de cuivre, d'argile ou de décoction de prêle

: ces produits peuvent parfois freiner la maladie ;

•Choisissez des variétés résistantes au feu bactérien (pommiers et poiriers).

 

FEUILLES JAUNES

Écartez d'abord une possible maladie ou un parasite: des taches plutôt qu'un jaunissement de la totalité de la feuille, ainsi qu'un jaunissement accompagné d'une déformation des feuilles, évoquent plutôt un parasitage (insecte, virus, champignon, bactérie), et la présence de petits insectes, de fines toiles recouvrant les organes de la plante ou d'acariens se détecte aisément avec une observation minutieuse des feuilles et des tiges.

Ne vous inquiétez pas outre mesure si seulement quelques feuilles sont jaunes, notamment s'il s'agit de feuilles âgées : même pour les végétaux à feuillage persistant (plantes d'ornement, olivier, ficus, agrumes tels que oranger ou citronnier, laurier rose...), les feuilles se renouvellent en permanence et il est normal que les plus âgées jaunissent.

 

Carence du substrat

Une carence du substrat provoque fréquemment un jaunissement du feuillage. C'est surtout vrai pour les plantes en pot, plus exposées à un appauvrissement du sol.

Il peut agir d'une carence en :

•Fer : on parle de chlorose

. Le jaunissement, induit par la disparition de la chlorophylle, commence au bord des feuilles et s'étend vers les nervures, qui restent vertes. Toutes les espèces végétales peuvent être atteintes.

•Magnésium : mêmes symptômes que la chlorose.

•Potassium : surtout pour les arbres et arbustes cultivés en sol très calcaire, très acide, ou de texture légère.

•Phosphore : tous les végétaux peuvent être concernés, mais ce type de carence reste très rare dans lesjardins. Ce sont généralement les jeunes feuilles qui jaunissent. Une cause possible est le lessivage des phosphates en sol acide ou causé par de fortes pluies. Ce sont surtout les sols lourds, argileux ou tourbeux, ou formés sur une croûte ferrugineuse, qui sont propices aux carences en phosphore.

•Azote : tous les végétaux. Un sol pauvre ou sableux, ou un volume de terre limité (pots) est la plupart du temps en cause. Dans chacun de ces cas, la solution est d'apporter un fertilisant ou un amendement adapté.

 

Substrat trop humide

Un excès d'arrosage est une cause fréquente de jaunissement, notamment pour les plantes en pot. Un substrat trop détrempé induit le pourrissement des racines, ce qui est irrémédiable : la plante ne peut plus se nourrir correctement, ses feuilles jaunissent, puis elle meurt. Attendez toujours (sauf exception, certaines plantes ayant au contraire besoin d'un sol très humide) que le substrat soit sec avant d'arroser. Ne laissez pas d'eau stagnante dans les soucoupes : la plupart des végétaux n'aiment pas avoir les pieds dans l'eau !

Un manque d'eau peut également provoquer un jaunissement des feuilles, généralement accompagné d'un flétrissement rapide: les effets d'un stress hydrique sont généralement assez spectaculaires et se confondent difficilement avec les signes d'une carence.

 

Causes liées à l'exposition

La plupart des plantes n'aiment ni les courants d'air, ni les fortes amplitudes thermiques. Veillez donc à ce que vos plantes en pots n'y soient pas soumises. L'ensoleillement est également important : une plante de mi-ombre exposée au soleil direct peut montrer des signes de jaunissement. Inversement, les végétaux qui aiment le soleil ne se plairont pas loin des sources lumineuses.

 

FOURMIS & PUCERONS

Les trucs et astuces pour faire fuir les fourmis ne manquent pas.

Pas question de donner ici des conseils pour tuer ces petites bêtes, mais juste quelques informations pour mieux comprendre leur rôle et tenter de les faire déménager... Pourquoi pas dans le jardin du voisin.

Fourmis et pucerons

Les fourmis ont un rôle bien précis dans un biotope et ne doivent en aucun cas être bannies totalement, sous peine de voir son jardin ravagé par d'autres prédateurs miniatures, autrement plus voraces que ces ouvrières. En effet, les fourmis s'attaquent aux autres petites bêtes comme les chenilles, vers, larves, araignées, mouches, cloportes et cadavres d'insectes en général. Elles jouent également un rôle dans la pollinisation en transportant le pollen de fleur en fleur. Elles contribuent donc à l'équilibre naturel qui doit être maintenu en place pour le bien-être de tous.

Mais leur rôle le plus visible reste leur amour pour les pucerons

. Loin d'être des ravageuses de cette espèce, elles les cultivent pour leur miellat. Ainsi lorsqu'une colonie de pucerons a envahi artichauts ou plantes en pots, les fourmis sont au garde à vous pour protéger leur bétail et le faire fructifier. Si certaines peuvent manger quelques individus, elles n'anéantiront jamais leur précieux festin. Le mieux est donc de forcer la colonie à déménager en faisant fuir les pucerons. Et pour ce faire, une simple pulvérisation avec du savon noir sur les plants attaqués suffit à faire déguerpir tout ce petit monde.

Des fourmilières envahissantes Il se peut aussi que quelques fourmilières s'installent en des endroits non désirés du jardin comme dans des plantes en pots, ce qui rend un éventuel rempotage digne d'un vrai cauchemar pour les jardiniers attaqués par les défenseurs de la colonie. Dans ce cas, si les fourmis ne sont pas installées dans le pot en question mais ne font qu'y grimper, il suffit de leur en bloquer l'accès en mélangeant de l'alcool à 60 ou 90% avec un peu de talc et de l'appliquer au pinceau sur le pot, sur quelques centimètres de hauteur. Il restera une fine couche de talc que les fourmis auront du mal à franchir.

Pour une trop grosse fourmilière installée dans le gazon et qui vous fera détester vous asseoir dans l'herbe fraîche du jardin, les solutions ne sont pas 100% efficaces et sont à renouveler régulièrement. Elles consistent simplement à vaporiser régulièrement de l'eau assaisonnée de vinaigre ou de citron pour faire fuir la colonie vers des cieux plus cléments. Car ces substances auront pour effet d'annihiler les phéromones présentes sur la

fourmilière grâce à l'odeur trop forte qu'elles dégagent.

Les fourmis et les arbres fruitiers

Aucun jardinier n'apprécie de voir ses cerisiers, abricotiers et pêchers envahis par ces centaines d'ouvrières en action récoltant le jus sucré émanant des fruits. Pour éviter qu'une récolte ne devienne un vrai champ

de mine, la meilleure solution consiste alors à entourer le tronc de l'arbre d'une glue, achetée en jardinerie ou dans certains magasins de bricolage. Deux bandes sur chaque tronc ne semblent pas de trop car ces petites malines pourraient être tentées de construire un pont de débris sur le scotch pour passer outre la première bande, mais seront vite découragées si une deuxième barrière leur bloque le passage.

 

FUMAGINE

Des feuilles nappées de poudre noire, légèrement, voire très, collantes : pas de doute, vos plantes sont atteintes de fumagine...

On entend par « fumagine » une maladie cryptogamique, c'est-à-dire un champignon de type Capnodium oleaginum ou Fumago salicina qui se développe, vit et se nourrit sur les dépôts de miellat. Il se caractérise par une fine croûte noirâtre ressemblant à de la suie. Le miellat, quant à lui, est une substance luisante, collante et sucrée sécrétée principalement par certains insectes dits « suceurs piqueurs » de sève : pucerons, cochenilles, aleurodes, thrips, psylles, cicadelles... Ces insectes sucent la sève contenant des sucres et d'autres éléments fabriqués lors de la photosynthèse. Après digestion, ils rejettent les sucres en excès et forment alors le

miellat qui se dépose sur les feuilles. Ces insectes sont donc les vecteurs de la fumagine, cette dernière n'étant qu'une apparition secondaire de l'attaque parasitaire. Les plantes généralement attaquées sont les rosiers, les arbres fruitiers et les agrumes, les rhododendrons, les hortensias et camélias, les lauriers-roses...

Note : Les fourmis raffolent du miellat et font des élevages de pucerons... Si vous en

voyez une colonie... Peut-être apercevrez-vous aussi du miellat et de la fumagine sur

vos plantes...

Un danger pour vos plantes ?

Une plante déjà affaiblie par les insectes "suceurs piqueurs" peut voir ses défenses encore amoindries par la présence de fumagine. Cette dernière réduit le développement et la croissance de la plante en diminuant la lumière, donc la photosynthèse établie par les feuilles, donc le processus vital de la plante. Les feuilles finissent par s'asphyxier sous l'obstruction des « pores » nécessaires à la photosynthèse : elles jaunissent puis tombent. La fumagine n'est qu'un dépôt superficiel, qui ne pénètre pas dans les tissus de la plante. Il suffit de la gratter avec les ongles, une brosse à dents... pour voir apparaître les feuilles indemnes de lésions. Cette maladie s'observe principalement pendant les beaux jours, les étés chauds, de juillet à octobre. Lutte Etant un effet secondaire d'une attaque parasitaire

, comme nous avons pu le voir précédemment, il ne suffit pas seulement de nettoyer la plante de la fumagine mais de supprimer la source du problème...

1.Nettoyer la plante, en essayant d'enlever un maximum de fumagine et de miellat, enlever les feuilles les plus atteintes et les brûler (ou les mettre à la poubelle), afin d'éviter la propagation sur d'autres feuilles.

2.Suivez les fourmis ! Sinon recherchez par vous-même la colonie de pucerons ou de cochenilles responsables du miellat et donc de la fumagine ! Traiter alors en conséquence, biologiquement si possible ! (savon noir, ortie, fougère, pyréthrines, alcool, animaux auxiliaires...

3.En supprimant ces insectes, le miellat va se tarir par la même occasion et cela entraînera la suppression progressive et "naturelle" de la fumagine.

 

Prévention

•Effectuer des rotations de cultures

•Pulvériser du purin d'ortie qui repousse les insectes, ajouter régulièrement du marc de café dans vos plantations en pot...

•Pulvériser de la bouillie bordelaise, en début de printemps

•Planter des végétaux qui attireront les insectes (ex : capucines); ces derniers laisseront alors les autres plantes tranquilles.

 

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Commentaires (3)

parcsetjardins-bourgogne
  • 1. parcsetjardins-bourgogne (site web) | 21/11/2016
Merci de cette communication, nous l'avons publié sur le site à la rubrique COMMUNICATIONS
Baron
Bonjour.

Concernant les insectes piqueurs-suceurs, nous avons mis au point en 2016 un traitement bio qui consiste à vacciner les plantes ce qui déclenche leurs défenses naturelles.

Parmi les avantages du produit:
- comme le produit ne détruit que les insectes visés et seulement sur les plantes traitées, il agit pour la biodiversité puisque le produit n'a aucune action sur les insectes utiles comme les abeilles, les coccinelles, les chrysopes etc.
- l'utilisation est possible sans restriction dans les lieux sensibles et près des écoles.
- le produit agit longtemps, il reste à tester sur d'autres plantes mais sur celles testées cette année, un seul traitement les protège toute la saison de culture.
- il suffit de le pulvériser sur quelques feuilles, même sans atteindre les insectes, ensuite la plante elle-même les anéantira tous.

Le produit, en pleine action, et les résultats:
http://moldex.pagesperso-orange.fr/1puceron.htm

Bien que le traitement produise des résultats bien au-delà de ce qui était espéré, malheureusement nous n'avons pas trouvé, pour l'instant, un partenariat pour développer ce produit qui n'est donc pas encore commercialisé.

Il sera peut-être disponible en 2017 si nous trouvons un développeur ou un partenariat.

Cordialement.
DB
parcsetjardins-bourgogne
  • 3. parcsetjardins-bourgogne (site web) | 24/08/2015
Monsieur,
Je ne connais pas de traitement tel que celui que vous citez qui soit moins onéreux.
Quant à la terre que vous évoquez je n'en ai jamais entendu parler, je vais me renseigner à son sujet.
Cordialités
Henry Belmont
V/P APJB

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