Eolien le faux nez de l'éolien

Les faux nez de l’écologie

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Le 25 octobre 2014
Soyons sérieux !
 
 

Selon la Tribune de Genève, « les dirigeants européens ont trouvé ce vendredi 24 octobre un accord ambitieux sur le climat, prévoyant notamment une réduction d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre. Le plan doit mettre l’Europe en position de leader mondial dans la lutte contre le réchauffement de la planète. » Nous voilà bien contents.

Cela fait plus de vingt ans qu’on nous parle sans cesse de réchauffement climatique, de gaz à effet de serre, de réduction des émissions de CO2, de transition énergétique et d’énergies renouvelables. Le tout sous-tendu par un propos très officiel et très noble : l’atmosphère se réchauffe, cela aura des conséquences sérieuses sur la planète tout entière, et la cause de ce réchauffement réside dans l’activité humaine.

Soit. Nul ne souhaite que les populations du tiers monde, déjà bien fragilisées, subissent comme une nouvelle plaie d’Égypte pluies diluviennes et destruction de leurs terres arables.

Mais cette incessante litanie du réchauffement climatique laisse un arrière-goût d’affairisme et d’idéologie qui en met plus d’un mal à l’aise. Laissons les scientifiques – en tout cas ceux qui pratiquent la science, pas l’idéologie – débattre de ces sujets extrêmement complexes, et notamment du facteur anthropique, puisque certains semblent soutenir que le réchauffement climatique n’est que fort peu lié à l’activité humaine. Acceptons de ne pas savoir. Acceptons aussi l’idée que, réchauffement ou non, la lutte contre la pollution atmosphérique est une bonne chose en soi, et que remplacer le charbon polluant par l’hydroélectricité ou le nucléaire est un progrès.

Mais, de grâce, qu’on cesse de nous enfumer avec des mesures censées « sauver la planète » qui sentent surtout la bonne odeur de contrats juteux. L’exemple des énergies renouvelables est patent : le marché des éoliennes est un « fromage » appétissant pour les constructeurs (qui profitent à plein des aides publiques pour majorer leurs tarifs), pour les élus qui se laissent discrètement graisser la patte, pour les agriculteurs qui louent leurs champs à prix d’or. Pour le consommateur, en revanche, c’est un surcoût colossal : lorsque EDF produit l’électricité pour 50 €/MWh (et 28 € pour le nucléaire), le coût éolien passe à 87 €/MWh. La différence est supportée par le consommateur…

Et comment remplacera-t-on l’énergie nucléaire, sachant que la puissance d’un réacteur moyen est de 1.500 MW, quand celle d’une éolienne tournant à pleine vitesse est de 3 MW. Il faut donc 500 moulins tournant en permanence pour supprimer une centrale nucléaire. À énergie égale, la surface occupée par l’éolien est 70 fois supérieure à celle du nucléaire.

Soyons sérieux !

Alors, pour la production d’électricité, on nous parle aussi de l’énergie solaire. C’est gratuit, renouvelable à l’infini, écologique, et moins visible que l’éolien qui défigure nos paysages. Sauf qu’un m² de capteurs photovoltaïques produit, en Europe, 160 KWh par an… Faisons quelques calculs, et mettons en balance le coût environnemental et humain de fabrication de ces appareils dans les pays émergents…

Pour toutes ces raisons (que connaissent nos politiques), il est illusoire de produire autant d’électricité que nécessaire à nos sociétés sans faire appel en masse au nucléaire. Énergie dont la production de gaz à effet de serre est fort limitée, voire nulle. Le problème n’est donc pas écologique, mais idéologique. Comme toujours.

 

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Date de dernière mise à jour : 23/05/2016