PYRALE du BUIS

Nous sommes nombreux à nous plaindre de cet insecte qui n'a de cesse que de dévorer nos buis, LA PYRALE du Buis,

De nombreux remèdes sont proposés;                Sont-ils efficaces?           combien de temps?           A quel coût?     

Nous serions reconnaissants à tous ceux qui ont eu de bons résultats nous fassent part de leur expérience et que tous nos amis en puissent profiter.

Ce blog est tout indiqué pour ce faire.

Merci à tous ceux qui nous feront des communications.   

Commentaires (2)

Coulomb
  • 1. Coulomb | 18/08/2016
Bonjour,

Je reviens de Toulouse où j'ai rendu visite à mon amie Nathalie de Bernard. Sa famille possède, tout près de Toulouse, un ravissant relais de chasse datant du XVIIème siècle qui s'agrémente, entre autres, d'un joli et très vénérable labyrinthe de buis.

Nathalie fait une chasse ardente aux pyrales de tous poils qui cherchent la mort de ces précieux buis. Je suis arrivée en plein début du troisième vol de l'année et j'ai pu observer l'efficacité des piégeages opérés grâce au dispositif décrit dans la pièce jointe.

J'ai également pu constater que grâce aux efforts de Nathalie et de son époux et, en particulier, des tailles légères mais fréquentes, le labyrinthe va beaucoup mieux que l'an passé.

Bien cordialement

Christine COULOMB

Bonsoir à tous
J'ai installé mi-juin le nouveau dispositif de piégeage biologique mis sur le marché, après une année de tests par l’INRA (Institut national de la recherche agronomique). Il s’agit à la fois d’un nouveau modèle d’entonnoir et, surtout, d’un nouveau type de diffuseurs de phéromones, mis au point par une firme japonaise, beaucoup plus durables et attractifs (selon l'INRA).
Voici en pièce jointe mon petit papier présentant cette double innovation et mon premier retour d'expérience, in situ, dans mon jardin proche de Flourens.
Amicalement
Nathalie de Bernard

PYRALE DU BUIS : DERNIERES INNOVATIONS

Bonne nouvelle pour tous les jardiniers en guerre contre la pyrale du buis : un nouveau dispositif de piégeage biologique vient d’être mis sur le marché, après une année de tests par l’INRA (Institut national de la recherche agronomique). Commercialisé depuis mars dernier en France, il s’agit à la fois d’un nouveau modèle d’entonnoir et, surtout, d’un nouveau diffuseur de phéromones, beaucoup plus puissant que ceux qui existaient déjà.
Le principe du piégeage par leurre olfactif est simple : une petite capsule de phéromones sexuelles, diffusant l’odeur de la pyrale femelle, attire dans le piège les papillons mâles en plein vol nuptial. Non seulement cela décime la population de ces insectes ravageurs, mais cela provoque un phénomène de « confusion sexuelle » qui empêche l’accouplement des papillons restés en liberté.
Beaucoup d’entre nous avaient déjà recours à ce procédé, en plus des pulvérisations d’insecticides contre les chenilles (à base soit de Bacillus thuringiensis, soit de produits chimiques de synthèse beaucoup moins avouables). Et cela marchait plutôt bien (à titre d’exemple, 672 papillons capturés en 2015 grâce à 3 pièges dans mon parterre de buis, à Flourens). Mais il se pourrait que cela marche mieux encore, grâce à la dernière innovation du groupe Shin-Etsu : le numéro un de la chimie japonaise a en effet conçu un diffuseur en silicone, beaucoup plus performant que les petits tubes en plastique disponibles jusqu’ici.
C’est du moins ce qu’affirme l’INRA après une année de tests comparatifs à grande échelle (1), menés dans le Vaucluse. Quatre diffuseurs de phéromones étaient en compétition. Et c’est celui de Shin-Etsu (nom de code CpeX211) qui remporte la bataille haut la main, avec deux à trois fois plus de papillons capturés que les diffuseurs classiques commercialisés en France. A cette «attractivité nettement supérieure », saluée par les ingénieurs de l’INRA, s’ajoute «une excellente persistance d’action couvrant la période d’avril à novembre, soit l’ensemble de la période de vol des papillons de pyrale du buis».
C’est l’autre particularité de l’invention japonaise : ces bâtonnets de silicone (2) restent actifs durant huit mois d’affilée, alors que les autres modèles de diffuseurs doivent être changés toutes les 6 à 8 semaines pour être efficaces sur l’ensemble des trois cycles annuels de la Cydalima perspectalis (mai, juillet-août, septembre-octobre). Ils sont certes plus onéreux (environ 12 € TTC l’unité), mais reviennent quand même moins cher qu’un diffuseur classique à remplacer quatre fois dans la saison !
L’INRA, dans cette même expérimentation, avait un second objectif : tester son nouveau prototype de piège en le comparant à cinq modèles existants. Baptisé Buxatrap, son nouveau piège a une différence essentielle avec les modèles Entonnoir les plus utilisés : sa cuve est conçue pour fonctionner sans qu’on y ajoute de liquide. Ce piège « sec » est donc beaucoup plus facile d’utilisation : plus besoin d’entretien hebdomadaire pour vider les papillons et remettre à niveau l’eau additionnée de gros sel et de liquide vaisselle. Les papillons mâles de pyrale du buis meurent dans le réservoir plastique de mort «naturelle» ou sous l’effet de la chaleur estivale. Conjugué aux nouvelles phéromones longue durée, le piège s’installe en avril et reste en place, sans manipulations, jusqu’à fin novembre. Un gain de temps considérable pour les gestionnaires d’espaces verts publics ou de grands parcs de châteaux. Pour autant, l’INRA admet que les pièges à eau classiques capturent autant de papillons que le nouveau Buxatrap (vendu environ 15 €), à condition d’être équipés de diffuseurs efficaces. Ne jetez donc pas vos vieux pièges !
J’ai moi-même commencé à tester, mi-juin, le nouveau matériel breveté par l’INRA et lui trouve deux inconvénients. Primo, ces pièges secs requièrent, chacun, deux capsules de phéromones (au lieu d’une dans les pièges à eau), ce qui coûte plus cher. Secundo, vider régulièrement les papillons noyés dans la cuve permet un monitoring précis des cycles de reproduction et le repérage des « pics de vols » nuptiaux. Or, en cas de présence massive de la redoutable pyrale, si on ne veut pas voir ses buis transformés en dentelle jaune, c’est 8 à 10 jours après ces pics que les insecticides bio auront le maximum d’efficacité sur les toutes jeunes larves. Mieux vaut donc garder au moins un piège à eau pour surveiller les pics de près.
Pour l’heure, la pyrale reste heureusement à un niveau épiphénoménal cette année chez moi : à peine six papillons par semaine… Suite au prochain épisode.
Nathalie de Bernard
(1) Résultats des tests de l’INRA : http://prodinra.inra.fr/ft?id=162B4FD7-AC0F-4B99-AA46-428CA92EDFAE
(2) Distribués en France par la société Crisop
Gilles de Courtivron
  • 2. Gilles de Courtivron | 17/08/2016
Malgré mes précautions avec la pose de pièges à phéromone, j'ai sous estimé le petit vol de mai (post hiver) et n'ai pas traité. Du coup début d'invasion de chenilles depuis fin juillet et très important vol de papillons en ce moment (15 août) malgré un traitement réalisé beaucoup trop tard le 29 juillet et surtout avec un petit pulverisateur classique.
Devant une invasion importante il me parait essentiel d'utiliser un atomiseur thermique puissant ce que j'ai fait, encore une fois trop tard, le 14 août. De surcroit après avoir lu beaucoup sur le sujet il me semble important de doser assez fort le Bacille de thuringe et aussi de lui adjoindre un mouillant.
On trouve sur internet des boites de 500g; voire des sacs de 3 à 5 kgs de BT à des prix plus intéressants que les petites boites de Solabiol vendus dans le commerce, si vous avez de grosses quantités de buis
mais, attention sur la boite de Solabiol le dosage est de 7,5g/10l alors que pour le BT Delfin des boites de 500g ou 3 kgs voire 5kgs il est évoqué 10 à 20g/10l.
En tous cas, de mon côté, je ne suis pas capable de donner des conseils dèfinitivement efficaces....
Amitiés à tous

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